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DETECTION PASSION N° 132 Septembre/Octobre 2017
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Les météorites de cailloux qui sonnent

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imageNous nous sommes tous posé la question un jour ou l’autre en trouvant un caillou qui “sonnait” sous le disque du détecteur,à savoir s’il s’agissait ou non d’une météorite. Même s’il est rare d’en trouver en détection, dites-vous bien que ça peut tout de même en être une. Attention néanmoins à ne pas confondre les météorites avec certaines roches terrestres présentant des caractéristiques communes, ou avec des résidus de l'activité humaine (résidus de fonte ou déchets de fonderies par exemple).

L’origine des météorites

Notre système solaire comprend le soleil, neuf planètes, et leurs satellites, au milieu desquels gravitent
des comètes et des astéroïdes. Dès que ces corps entrent en collision avec la Terre, on les appelle des météorites.
La grande majorité des météorites qui tombent sur terre provient de la ceinture d’astéroïdes située entre Mars et Jupiter.

La grande famille des météorites

• Les pierreuses, qui représentent 93 % des chutes.
• Les métalliques, 5 %.
• Les métallo-pierreuses, ou météorites mixtes, 2%.

Photo N° 1 et 1 a : Météorite faisant partie de la famille des pierreuses.
Il s’agit d’une chondrite (avec croûte de fusion).

Photo N° 2 : Une même chondrite vue en coupe : les chondres sont les petits grains de métal de forme irrégulière.

Photo N° 3 et 3 a : Météorite faisant partie de la famille des métalliques. Il s’agit d’une sidérite. Ce sont des météorites métalliques composées essentiellement de fer, additionné d’un petit pourcentage de nickel. Observez les regmaglyptes
qui sont de petites dépressions à sa surface.

• Photo N° 4 : Eclat d’une météorite sidérite avec son aspect déchiqueté.

• Photo N° 5 : Fragment d’une météorite sidérite possédant deslignes de fuite.

• Photo N° 6 et 6 a : Météorites faisant partie de la grande famille des métallo-pierreuses, ou mixtes. Il s’agit de pallasites. Dans les pallasites, les silicates sont représentés par de l’olivine cristallisée et disséminée en grande quantité sous forme de globules ou de paillettes à l’intérieur de la trame métallique de la météorite.

Ces cristaux translucides, dont la couleur varie du jaune au vert, font des pallasites l’une des météorites les plus esthétiques après avoir été découpées en tranches, puis polies ; elles sont aussi très rares.

• Photo N° 7 : Il s’agit d’une tectique. Ce n’est pas une météorite, mais un fragment de roche vitreuse en forme de goutte, résultant vraisemblablement de la fusion de roches terrestres projetées dans l’atmosphère sous l’impact d’une météorite, puis retombées à grande distance.

image• Photo N° 8 : Résidu de l’activité humaine pouvant faire croire qu’il s’agit d’une météorite !

Comment reconnaître une météorite ?

Les météorites se différencient des roches terrestres par leurs couleurs, leurs formes ou leurs poids.
Les signes caractéristiques d’une météorite sont :
• Sa croûte de fusion (photo 1).
• La présence de regmaglyptes (photo 3).
• La présence de chondres (photo 2).
• Son poids : le poids des météorites pierreuses ne se différencie guère des roches terrestres ; il en est tout autrement des météorites métalliques, dont le rapport poidsvolume est équivalent aux éclats de bombes par exemple.

• Sa réaction à l’aimant : comme la plupart des météorites contiennent du fer, elles attirent un aimant de manière plus ou moins significative (suivant qu’il s’agisse d’une météorite pierreuse ou métallique).

• Sa densité : la plupart des météorites contiennent un alliage de fer et de nickel. Les météorites
pierreuses ont une densité supérieure à 3,3, alors que la densité des météorites métalliques se situe autour de 8.

• Les météorites pierreuses possèdent généralement une croûte de fusion (photo 1). Cette croûte est de couleur noire ou brune, parfois brillante. Elles ont un aspect “rouillé” en surface lorsque la météorite a longuement
séjourné sur le sol terrestre . Si vous vous décidez à couper votre pierre en deux, la croûte de fusion n’excèdera pas 1 mm. Polissez un fragment de votre caillou, et observez la présence ou non de grains de métal (chondres) au coeur de la roche (photo 2). Il est à noter que la couleur intérieure de la roche est différente de l’enveloppe extérieure.
Les météorites pierreuses contiennent des chondres que l’on ne retrouve pas dans les roches terrestres ; elles contiennent en général un peu de fer (jusqu’à 25 %), et du nickel. Généralement, les arêtes sont émoussées et les angles arrondis.

image• Les météorites métalliques ont une croûte de fusion beaucoup plus fine que les pierreuses. Elles sont d’aspect métallique, d’une couleur variant de l’argenté au noir, et présentent très souvent des traces d’oxydation, parfois prononcées lorsque la météorite a longuement séjourné sur terre. Les formes de ces météorites sont diverses : elles sont parfois d’aspect déchiqueté quand il s’agit d’un éclat de météorite (photo 4).
Certaines présentent sur leur surface des regmaglyptes (photo 3), qui ont été produites par les turbulences de l’air ayant creusé la surface du bolide pendant sa traversée atmosphérique, et/ou des lignes de fuite provoquées par la fusion du métal et la vitesse (photo 5). Tous ces indices vous permettront de différencier une météorite d’une roche terrestre. Si ce n’est pas le cas et qu’un doute persiste,vous pouvez toujours vous rapprocher d’associations, de musées, ou bien profiter d’une exposition de minéraux et fossiles pour rencontrer des spécialistes.

Vous pouvez notamment contacter des spécialistes aux adresses qui suivent afin de faire identifier vos trouvailles :
Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris
Laboratoire de minéralogie
61, rue Buffon.
75005 Paris
Chasseur de météorites et spécialiste : Alain CARION
92, rue Saint-Louis-en-l’Île.
75004 Paris
contact@carionmineraux.com

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RESPECTONS L'ARTICLE L 542 DU CODE DU PATRIMOINE

Art. L 542 : Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans avoir aupréalable obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur, ainsi que de la nature et des modalités de recherches. Les contrevenants sont passibles d'amendes de la classe 5. Cette réglementation a pour but la protection des sites archéologiques. Les autorisations de recherches archéologiques effectuées à l'aide de détecteurs de métaux sont à demander au préfet de la région concernée

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