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DETECTION PASSION N° 133 Novembre/Décembre 2017
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Trésors ferreux dans le Doubs !

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imageimageDébut janvier, le temps s’était radouci et la neige avait en partie fondu ; c’était pour moi l’occasion d’une sortie-détection accompagnée d’un beau soleil. Je partis donc vers l’un de mes coins préférés dans le Doubs, que je quadrille depuis quelques années déjà.

Au bout d’une heure environ, un signal bien costaud retentit dans mon casque. J’aperçus très vite le dessus d’un petit boulet de canon, un moment que j’immortalisai avec mon appareil photo (fig. 1). Je l’extrayais rapidement (figure 5); ce fut ma première découverte
de l’année !

imageimageJe poursuis la détection dans le secteur, en mode “tous métaux” ; très vite, je sors un deuxième, puis un troisième boulet. Vraiment content de ma sortie !

Après la pause cassecroûte, je m’y remets de plus belle, et voilà un nouveau signal, différent des autres toutefois... Je “défouraille” (sic) mon piochon, et c’est parti ! A quinze centimètres de profondeur environ, je distingue comme une lame qui s’élargit au fur et à mesure que je dégage la terre, les cailloux, les racines et les vers de terre. Je n’en crois pas mes yeux, on dirait une épée ! Elle est posée bien à plat et elle est entière. Je mis finalement une bonne heure pour la dégager délicatement (fig. 4).

C’était vraiment mon jour de chance ! Autant vous dire que j’ai quadrillé le secteur méticuleusement, de fond en comble, avec l’espoir de découvrir d’autres merveilles.

Un autre signal se fit entendre sous une grosse racine au pied d’un arbre. Je pensai à un quatrième
boulet, mais la grosseur de la racine et la nuit qui tombait mirent fin à l’aventure du jour.

 

imageimageJe suis revenu quelques semaines plus tard, avec ce qu’il fallait, et je sortis effectivement un boulet.

Les boulets de canon ainsi que l’épée ont été restaurés par M. B., que je tiens à remercier pour ce patient travail de restauration (fig. 2 et 3).

Les boulets et l’épée se trouvaient dans une zone de 8 à 10 mètres de rayon, sur une petite hauteur, à 800 mètres des ruines d’un château édifié au XIIIe s.
En 1639, ce dernier résista au siège des troupes de Saxe-Weimar. En 1668, il tomba entre les mains des Français.

Après leur départ, les autorités espagnoles rétablirent la citadelle, mais elle fut reprise au moment de la conquête en 1674. Le château fut finalement démantelé en 1677 sur l’ordre de Louis XIV.

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RESPECTONS L'ARTICLE L 542 DU CODE DU PATRIMOINE

Art. L 542 : Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans avoir aupréalable obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur, ainsi que de la nature et des modalités de recherches. Les contrevenants sont passibles d'amendes de la classe 5. Cette réglementation a pour but la protection des sites archéologiques. Les autorisations de recherches archéologiques effectuées à l'aide de détecteurs de métaux sont à demander au préfet de la région concernée

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