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DETECTION PASSION N° 133 Novembre/Décembre 2017
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Un médaillon un bimétallique

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imageDans les derniers numéros de DP, vous présentiez
quelques médaillons romains (pour la plupart des imitations au demeurant). Je possède un médaillon authentique ; il a été expertisé et enregistré (moulage et photographie) par le Cabinet des Médailles de Paris qui ne l’a pas dans ses collections. J’ai d’ailleurs pu à cette occasion admirer les collections cachées au public, particulièrement les médaillons du IIIe siècle : un régal absolu !
Pour en revenir à ce médaillon, celuici est très rare. Il a été frappé à Rome sous Alexandre Sévère en 230 (neuvième puissance tribunicienne). Ses particularités : il est bimétallique. La couronne (le tour) est en orichalque (laiton) et le coeur en cuivre rouge. On se rend bien compte de la
différence de couleur au revers. Le coeur en cuivre rouge est biseauté dans l’épaisseur, ce qui explique que la couronne en orichalque semble
plus fine à l’avers.
Le type du revers correspond aux as “normaux”, mais le flan très épais et régulier approche les 16 grammes (contre les 10-11 grammes des as de
l’époque). C’est le mélange de ces caractéristiques qui rend cette monnaiemédaillon exceptionnelle.
Pour la petite histoire, j’ai acheté cette pièce il y a une dizaine d’années à un marchand professionnel (qui n’y connaissait pas grand chose
semble-t-il) pour 100 francs seulement. Les médaillons bimétalliques sont intéressants, outre leur rareté, pour des aspects techniques.
En effet, principalement frappés au IIIe siècle, l’assemblage des deux parties de ces pièces reste encore un mystère.

A ce titre il est possible que des prospecteurs possèdent ce genre de médaillon, ou du moins l’une ou l’autre des parties.

En effet, avec le temps, le coeur et la couronne peuvent se séparer (le C.d.M. en possède plusieurs exemplaires).
Nous avons alors pour la partie centrale une monnaie de cuivre au flan trop court et aux bords biseautés (voir sur mon exemplaire les différences entre l’avers et le revers au niveau du coeur).
Pour la couronne, ne reste qu’un anneau d’orichalque arrondi sur l’extérieur avec parfois des bribes de légende.

imageA noter que ces médaillons ont des diamètres plus ou moins importants.
DP : Lorsque de telles monnaies sortent de terre (en isolées), à moins d’avoir un flan d’un diamètre ou d’une épaisseur hors du commun, il doit être très difficile de déterminer si elles sont bimétalliques ou non.
Cependant, le cuivre rouge et l’orichalque ne développant pas une belle patine (contrairement au bronze), on pourrait éventuellement le soupçonner, mais cela demeure très rare bien évidemment.

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Art. L 542 : Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans avoir aupréalable obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur, ainsi que de la nature et des modalités de recherches. Les contrevenants sont passibles d'amendes de la classe 5. Cette réglementation a pour but la protection des sites archéologiques. Les autorisations de recherches archéologiques effectuées à l'aide de détecteurs de métaux sont à demander au préfet de la région concernée

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