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DETECTION PASSION N° 132 Septembre/Octobre 2017
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Une trouvaille d'exception un fibule monétiforme

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imageimageDécouvert fortuitement à environ 35km au nord de Paris par Pascal (94),cet objet en onze mesure 24 mm de diamètre seulement.
Il pourrait s’agir d’une rare fibule monétiforme, mais comment la dater et peut-on faire des rapprochements ?

Au revers, on peut voir les traces dures sort et de l’ardillon en fer. J’ignore comment était maintenu le ressort sur la plaquette de gauche ; dans la description(1) de la fibule d’Arras (figure2), on parle d’un “ressort à quatre spires, corde interne, monté sur un axe en fer glissé dans une unique plaquette, selon la construction d’influence germanique”. Bien ! Z’avez compris ? Moi pas !

imageD’après la photo, et malgré les apparences, le médaillon contenant le portrait ne semble pas être estampé et rapporté comme sur les fibules monétiformes connues. Il m’a été donné un jour de voir, dans le milieu de la détection, une telle fibule ; le décores tampé était très fin et très fragile. Rien à voir avec celui-ci. A ce propos, comme je ne me souviens plus où j’ai vu cette fameuse fibule, je lance ici un appel afin que l’on puisse peut-être ensemble, si vous possédez de tels objets, compléter la carte de répartition (bons clichés et provenance, même approximative, souhaités ; merci).

Pour l’instant, seules 10 fibules à décor circulaire estampé, dont la fibule d’Arras et la fibule de Champcella , sont officiellement connue en Gaule intérieure et sur le limes. Ces fibules semblent faire partie d’un groupe plus important communément (!) appelé “Rahmenscheibenfibeln”, très représenté dans deux provinces romaines, à savoir la Germanie supérieure (sur la rive gauche du Rhin) etla Rhétie (l’est de la Suisse, le Tyrolet le nord de la Lombardie).Ces fibules discoïdales à médaillon estampé présentent des motifs géométriques ou figuratifs. Elles étaient, semble-t-il, portées par les femmes, souvent par paire, malgré le fait que les camps aient restitué la majeure partie des exemplaires connus de ces fibules datées des IIe et IIIe siècles de notre ère. Mais revenons à la fibule de Pascal.

imageimageSi l’attache, somme toute peu conventionnelle, pourrait éventuellement la rattacher (!) au groupe des Rahmenscheibenfibeln (avis aux spécialistes), l’apparence massive du médaillon plaide moins pour cette hypothèse, d’autant plus que ce médaillon monétiforme représente à l’évidence un...  potin gaulois !

En effet, si le style de ce portrait peut être rapproché de nombreuses monnaies celtiques, il est la réplique d’un potin des Suessionnes (région de Soissons - La Tour 7859).On a simplement “tiré” sur le visage pour qu’il occupe tout l’espace du médaillon, mais les mèches de cheveux perlées, se finissant dans le grènetis, sont respectées.1 : Arras, fouilles de sauvetage avant la construction de l’Hôtel du Département.Extrait du Bulletin de la Commission Départementale d’Histoire et d’Archéologiedu Pas-de-Calais, Tome XI, n° 3, 1984.2 : B. FISHER (C.N.R.S.) et D. DECOR inCahiers Numismatiques de la S.E.N.A. n° 90,p. 218, décembre 1986.

On imagine que cette broche pouvait être portée en fausse paire, le gracieux revers du potin devant orne rune autre fibule. Alors, qu’en penser ? Il est très peu probable que ce travail soit gaulois. D’après J.-B. Colbert de Beaulieu, des pièces gauloises auraient circulé plusieurs siècles en Gaule romaine. Il n’est donc pas extraordinaire devoir des monnaies gauloises inspirer des artisans, par exemple cette bague, publiée dans les Cahiers de laS.E.N.A.(2). Découverte près de Châlons-en-Champagne ; le chaton évoque le revers d’un potin des Rèmes (autre fois attribué aux Catalauni- La Tour 8133).


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